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OUT
OF AFRICA Le coeur de l’Afrique bat de la première à la dernière mesure dans la chanson titre d’Out of Africa. Mieux encore, le texte bat véritablement à l’unisson de ce tendre continent noir. Helmut Lotti qui en est lui-même l’auteur vous emmène dans sa fascination pour ce continent immense qu’il a appris à connaître au fil de ses concerts comme "un monde où domine ce qui est l’essence-même de la vie: la nécessité de survivre". Comme une ode aux rythmes des tambours africains, Out of Africa fait découvrir avec lyrisme l’éblouissant biotope où s’ébattent antilopes et lions. La diversité culturelle de l’Afrique se reflète en outre dans les arrangements variés d’Helmut et de Wim Bohets: grâce à leur ouverture d’esprit, ils englobent "l’étendue du paysage et l’immensité du continent". |
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ASIMBONANGA Pendant les 27 longues années que Nelson Mandela a passées emprisonné pour ses idéaux sur Robben Island, le cri des mouettes virevoltant autour de la prison était une complainte plutôt qu’un hymne à la paix. Mais tel une colombe de la paix, le guide spirituel de l’ANC (Congrès National Africain) devint toutefois, petit à petit, le véritable symbole de la lutte contre le racisme en général et contre l’Apartheid en particulier. Les musiciens ne se confinent absolument pas dans la neutralité. Dans le courant des années ‘80, la musique pop est même en première ligne avec des initiatives telles que le projet Graceland de Paul Simons, le hit Nelson Mandela de Special AKA ou encore le Nelson Mandela’s 70th Birthday Tribute diffusé dans le monde entier depuis le stade de Wembley à Londres en 1988 et rejoué un an et demi plus tard, rehaussé de la présence d’un Nelson Mandela récemment libéré. Durant tout ce temps, Johnny Clegg est un insider: l’anthropologue blanc devient ami avec le jardinier Zoulou Sipho Mchunu et lui ouvre les portes du monde de la musique. Poétiques et engagés, les textes de Clegg frôlent les limites de la censure. Personne n’est dès lors mieux placé que lui pour écrire un chant Zoulou sur le pur-sang pacifiste qu’est Nelson Mandela et le rôle louable qu’il joue dans l’histoire africaine. Cette chanson, c’est Asimbonanga. |
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MALAIKA En Kiswahili ou Swahili, une langue mixte parlée à l’Est de l’Afrique centrale et qui mélange l’arabe et le bantou, Malaika signifie "mon amour". Cette musique traditionnelle est originaire de la région de Tanzanie et de ses alentours (la république tanzanienne bordée par l’Océan Indien à l’Est, le Mozambique au Sud, le Kenya au Nord et le Congo à l’Ouest). Un carrefour où les
cultures islamique et chrétienne se mélangent aux coutumes tribales du
lieu. |
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CIRCLE
OF LIFE Circle of Life
n’a pas vraiment de racines africaines, si ce n’est dans le monde
magique de Walt Disney dont la règle de vie "If you can dream it,
you can do it" s’applique intégralement ici. Circle of life est ainsi une évocation des extraordinaires faune et flore de l’Afrique. Depuis sa sortie, la chanson a vécu sa propre vie en dehors du monde du dessin animé. Dans la version d’Helmut Lotti, elle fait pleinement honneur à ses qualités d’evergreen. |
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QONGQOTHWANE En anglais, Qongqothwane est également connu comme The Click Song. Ce deuxième titre donné à une chanson crépitante fait référence à la langue dans laquelle elle est interprétée: le Xhosa. En effet, en Xhosa, l’une des onze langues officielles d’Afrique du Sud, certaines syllabes sont formées en comprimant la langue contre le palais, ce qui provoque un son claquant. Ce n’est donc pas un hasard si la petite histoire de Qongqothwane est aussi bien soutenue par ces sonorités crépitantes et claquantes. Elle traite en effet d’une coccinelle et de son ami le berger. Les deux sont à ce point inséparables que la coccinelle indique avec plaisir son chemin au berger lorsque celui-ci se perd. |
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THE
LION SLEEPS TONIGHT Mbube Wimoweh - littéralement: le lion dort - est une chanson zouloue traditionnelle immortalisée en 1939 par Solomon Linda, un Sud-Africain de Durban, ainsi que par son quatuor The Evening Birds. Les indigènes craintifs l’interprètent pour se donner du courage. Chantée le soir autour du feu de camp, cette chanson fait en effet croire que le lion dort et que les indigènes n’ont donc rien à craindre du roi de la Savane. L’original de Solomon Linda fit rapidement école auprès des jivers des townships noirs dont le représentant le plus emblématique fut sans aucun doute le groupe Ladysmith Black Mambazo qui en reprit en 1990 une version sur son CD Do It Accapella. Mais dans les années cinquante aussi, Miriam Makeba avait sorti une variante en Xhosa. Il n’est plus possible de vérifier
comment tout cela s’est passé mais il est certain qu’après un
voyage Outre-Atlantique, la chanson traduite Mbube Wimoweh et abrégée Wimoweh
est enregistrée dans la première moitié des années cinquante,
notamment par The Weavers et Karl Denver. Sous le titre The
Lion sleeps Tonight, elle devient un succès mondial en 1961 dans la
version close harmony chantée plus haut par les Tokens originaires
d’Amérique. Un an plus tard, les Strangers l’amènent à la
métropole sous le titre Awelawel Wadisdana Oekandana pour fêter
leur premier hit anversois. |
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SHOSHOLOZA Le rythme harcelant des trains qui
fendent le paysage, en route vers l’infini. Des ouvriers du Mozambique
et du Zimbabwe se pressent vers les mines d’or et de diamants
d’Afrique du Sud. C’est ainsi que Shosholoza évolue dans la redoutable tradition musicale de l’Afrique pour devenir l’hymne national officieux des Zoulous. Mais l’histoire d’une chanson peut être bizarre comme il ressort du fait que la même Shosholoza a entre-temps été adoptée lors des matches de rugby en Afrique du Sud par des supporters qui encouragent ainsi leur équipe. Shosholoza est dès lors peut-être pour Out of Africa ce que You’ll Win était pour Helmut Lotti goes Classic II. |
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UMAKOTI Et voilà la mariée! La traîne de sa robe balaie le sol derrière elle. Les bruits de la fête s’amplifient. Umakoti est un chant adoré des Zoulous. Cette émouvante mélodie traduit en effet les "toasts" musicaux avec lesquels la famille du marié accueille la mariée en son sein. Aucune fête de mariage n’est dès lors complète si l’on n’y a interprété Umakoti. Et comme les Zoulous sont encore toujours polygames aujourd’hui, il y a toute une série d’adorables mariées à accueillir. Qu’Helmut Lotti accueille lui aussi les bras ouverts en émaillant le texte zoulou d’un couplet en anglais de son cru. |
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JIKELA
EMAWENI HAMBA Avec Jikela Emaweni Hamba, l’heure du jeu a sonné pour les jeunes bergers. Pour passer le temps, ils s’affrontent au bâton de berger. Le perdant de ce jeu champêtre doit se retirer derrière les rochers tandis que les vainqueurs se moquent de lui en chantant Jikela Emaweni Hamba. Ce qui signifie en Xhosa : "petit tour autour du rocher". Pour l’interprétation de cette chanson, il était évident qu’il fallait faire appel à un choeur d’enfants, en l’occurrence celui de Bloemfontein. Une chorale sud-africaine qui a remporté en 1998 le Festival de Musique Européen pour les Jeunes à Neerpelt et à Vienne et qui connaît Helmut Lotti depuis qu’il se produisit avec elle à Bloemfontein. Après ces quatre concerts donnés au printemps 1999, il était d’emblée évident que leur collaboration méritait un couronnement dans Out of Africa. |
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TULA
TULA Limpide et rêveur, l’arrangement exclut le moindre doute: Tula Tula est une berceuse. A interpréter de préférence sous ce superbe ciel étoilé qui force le respect en Afrique. Tula Tula, une chanson zouloue est connue partout en Afrique noire. Et toujours très en vogue auprès des mamans désireuses d’apaiser leur enfant et de le conduire dans le monde paradisiaque des rêves: "do l’enfant do, maman sera à nouveau près de toi demain matin". Helmut Lotti y a rajouté quelques couplets en anglais. |
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SARIE
MARAIS Jacobus Toerien est l’un des premiers poètes à pratiquer l’afrikaans, une langue bâtarde dérivée du néerlandais importé en Afrique du Sud par l’explorateur Jan Van Riebeeck en 1652 et qui s’est développée de manière très spéciale au fil des siècles de colonisation. C’est en 1889 déjà que Toerien écrivit Sari Maré, un hymne à son épouse Maré. Mais ce n’est que dix ans plus tard que la chanson deviendra célèbre lorsqu’elle console les soldats Afrikaners lors de la Guerre des Boers. Le titre Sarie Marais est en fait dû au hasard, à une époque où la musique était encore fournie sur papier au moyen de partitions; la faute de frappe - Marais au lieu de Maré - n’est découverte par Toerien que lorsqu’il est trop tard et que la chanson est déjà connue depuis longtemps. |
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KUMBAYA
MY LORD Dans Kumbaya My Lord, s’entendent les cris véritables de la jungle primitive, se ressentent les battements rythmés des galères, se reconnaissent les esclaves en route vers le Nouveau Monde, anxieux de savoir ce qui les attend. C’est pour cette raison qu’ils invoquent le Tout Puissant et Le supplient d’avoir pitié d’eux et de les protéger. En Europe, la renommée de ce chant spirituel noir dépasse peut-être la réputation qui est la sienne en Afrique. Dans de nombreux mouvements de jeunesse en effet, Kumbaya My Lord fait partie du répertoire standard des veillées de chants. Sans intervenir dans l’original, Helmut y rajoute deux couplets dont il a composé texte et musique. |
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PATA
PATA Grâce à la voix imposante et au rayonnement de Miriam Makeba, probablement la plus connue des chanteuses d’origine sud-africaine, Pata Pata devient un gigantesque hit en 1967. L’oeuvre est cependant bien plus ancienne et remonte au temps des Xhosa qui l’accompagnent d’une danse traditionnelle agile dont le but est que l’homme et la femme se touchent autant que possible dans un petit "frôlement" ludique à consonance érotique. Pata Pata signifie "petit coup" ou "effleurement". |
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AFRICAN
SUNRISE En tant que producteur attitré de la saga Classic d’Helmut Lotti, Peter Koelewijn l’accompagne parfois lors de ses tournées en Afrique du Sud. Le Néerlandais sait donc de quoi il cause lorsqu’il épice son chant up-tempo d’ingrédients africains. Il ne s’agit dès lors pas d’un chant traditionnel "puisque je ne suis ni Afrikaner ni Zoulou". Mais manifestement de la vision moderne d’un Occidental qui reste béat d’admiration et d’étonnement à la vue du "deuxième paradis" qu’est l’Afrique. Il est parvenu ici à formuler l’impression "si difficile à exprimer" suscitée par les parcs naturels et les immenses paysages découverts lors de ses longs déplacements en train. Grâce à la poésie de la musique, la réalité du lever du soleil qui donne son titre à la chanson trouve son pendant figuré dans l’aube prometteuse qui s’offre à cet imposant continent. |
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MINAPENDAWE Outre l’amour de l’Afrique qui
truffe véritablement le projet Out of Africa, ce morceau recèle
également un coup de chapeau à l’adresse de Will Tura et de
ses talents musicaux. Six mois à l’avance, Helmut Lotti a demandé à
Will Tura de composer une chanson tout spécialement pour Il y schématise les côtés moins roses de l’Afrique dans une partie du monde qui se débat contre la faim et les privations. La tristesse de cette situation est évoquée non pas de façon abstraite mais très concrètement dans l’histoire émouvante de Minapendawe où "l’innocence des enfants contraste joliment avec l’univers rude et impitoyable d’une mère qui part en vain à la recherche de nourriture pour sa progéniture." |
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MY
ANGEL My Angel est une oeuvre universelle. Ceci étant à prendre au sens littéral: elle a quasiment fait le tour de la terre. Née à la moitié du dix-neuvième siècle du cerveau musical de l’Américain Stephen Foster, auteur des trois "standards" que sont Oh Suzannah, The old Folks at Home (Way down upon the Swanee River) et My Old Kentucky Home, elle "loge" depuis tellement longtemps en Afrique qu’elle a été officieusement "adoptée" sous la forme de Bolandse Noointjie, reprise à son tour en Afrikaans par Jim Reeves. Et pour compléter la confusion relative à l’histoire de l’écriture de cette mélodie aussi désarmante qu’erratique, Helmut a rédigé un texte bien à lui. Le petit rappel d’Elvis-à la lèvre supérieure-retroussée étant bien évidemment dû au seul hasard. |
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NKOSI
SIKELELE AFRICA Nkosi Sikelele Afrika n’est rien de plus, rien de moins qu’un hymne de pureté et l’apothéose finale d’Out of Africa, à l’origine de l’amour inconditionnel que porte Helmut à l’Afrique. Il existe onze versions différentes de cette imploration traditionnelle au Tout Puissant qui le prie de protéger les peuples d’Afrique: dans les neufs langues noires officielles de l’Afrique, en anglais et en afrikaans. Le "maître" Helmut Lotti se "limite" au Sotho et au Xhosa. L’importance du choix de Nkosi Sikelele Afrika en tant que magistral titre de clôture d’Out of Africa s’inscrit d’autre part dans une perspective historique. Après l’abolition de l’Apartheid, Nkosi Sikelele Afrika a été proclamé depuis 1994 hymne national officiel de l’Afrique du Sud, au même titre que Die Stem. |