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From Russia With Love
Helmut Lotti

Une sombre chanson cosaque résonne au-dessus des ces majestueuses steppes sans fin. L'impressionnante Saint-Pétersbourg et l'éblouissante Moscou. Le pays du vodka et de la Volga. Dans "From Russia With Love", Helmut Lotti fait face à un nouveau monde. Un vaste empire qu'il décrit avec des mots touchants et de captivantes harmonies. "From Russia With Love" est sa propre carte postale musicale du pays de Pouchkine, Tolstoï et Tchaïkovski. Ce n'est donc pas comme l'avait imaginé un des choristes durant l'enregistrement, gratté par des accords en mineur et balalaïka - une chanson traditionnelle russe inconnue. Ni le titre musical d'un film de James Bond avec Sean Connery.
"From Russia With Love" est le portrait d'une nation mondiale, peint avec admiration par une vedette mondiale.

Helmut: "Notre but était de capturer la splendeur de la Russie dans une aventure musicale. De retrouver l'âme de cet empire à travers la musique, tout en transmettant cet esprit typiquement russe. Lors de ma première visite à Moscou, j'avais ressenti l'atmosphère d'un pays incomparable. Après de subséquents voyages stimulants, j'ai commencé à écrire. Des phrases et des mots venant du plus profond de mon âme, avec un désir ardent de partager avec le reste du monde, mes sentiments pour cette immense nation. Cette chanson est essentielle. Depuis l'expansion de l'Europe, la Russie est devenue notre plus proche voisin. Et pas n'importe lequel voisin. En y faisant le parcours, tout nous démontre que la Russie s'épanouie actuellement, avec une fierté bien légitime de son héritage aussi bien que de son avenir."

Lara's Theme
Francis Paul Webster & Maurice Jarre

Le thème musical a été écrit par un Français, pour un film américain avec un égyptien dans le rôle principal, basé sur un roman publié en Italie, écrit par un russe, qui a gagné un prix suédois. Depuis 1965, "Dr. Zhivago", dirigé par David Lean, est un réel classique. Ce film et sa musique dévoilent l'âme du peuple slave. L'histoire? Une passion pure et tourmentée s'enflamme lorsque le docteur Yuri Zhivago, bien que marié, tombe amoureux de Lara, l'épouse d'un activiste politique. Écrit par Boris Pasternak (1890-1960), lequel a peint cette histoire d'amour malgré le turbulent passé politique de la révolution Bolchevique. Ce qui explique pourquoi aucun éditeur russe n'a osé publier ce roman. Un fait intéressant:  Pasternak a pris exemple sur son propre amour extra-marital pour Olga Ivinskaia. Grâce à un éditeur italien, son roman a été publié seulement en 1957. "Dr. Zhivago" a gagné son statut littéraire mondial lorsque Pasternak a reçu un Prix Nobel l'année suivante. Cependant, le régime soviétique l'a forcé à ne pas accepter le Prix Nobel. Mais une nouvelle chance s'est présentée lorsqu'en 1965, une version cinématographique avec Omar Sharif et Julie Christie dans les rôles principaux fut réalisée et cette production fut comblée de prix. Non moins de 5 Oscars furent décernés, parmi ceux-ci, un pour la bande sonore de Maurice Jarre, père de Jean-Michel, un des plus exceptionnels compositeurs ayant sa propre étoile - numéro 2001 - sur La Promenade de la Gloire à Hollywood.

Helmut: "En changeant la phrase "Somewhere My Love" par "Lara My Love", j'ai tenté de façonner cette chanson afin de la rendre plus réaliste à l'histoire de "Dr. Zhivago". Cette belle mélodie se prête parfaitement à la création de nos charmants arrangements filmiques."

Vetscherni Zvon
Helmut Lotti & Wim Bohets

Un homme réalise combien la vie est courte et que le temps passe trop vite.  Lorsqu'il entend le tintement des cloches du soir, il ne peut faire autrement que de se souvenir de sa tendre jeunesse. Chaque battement lui évoque une image de sa jeunesse, de sa maison natale, de tant de souvenirs soi-disant oubliés. Au même moment, il réalise que les cloches lui annoncent maintenant la fin de sa vie...

Helmut: "Pour cette chanson, j'ai écrit une version anglophone, dans laquelle je chante la nostalgie présente dans chacun de nous et qui accompagne l'attente des adieux et l'inévitable fait de vieillir. J'ai écrit ce couplet avec tout mon coeur, sans douleur ni tristesse. Parce que la nostalgie enrichie la vie."

Far East Of The Sun
Helmut Lotti & Wim Bohets

À l'origine, cette chanson folklorique russe, "Odnozvutschno Gremit Kolokoltschik", raconte l'histoire d'un homme, qui un soir traversait avec une troïka les plaines russes sans fin. Au rythme monotone des petites cloches des chevaux, le cocher chante une chanson déprimante. La tristesse de cette chanson lui rappelle sa jeunesse, la région où il a grandi, des nuits où il était heureux... Cette chanson est remplie de mélancolie, si typique à la musique russe. La mélodie a inspiré Helmut Lotti à écrire "Far East Of The Sun". Avec un très grand respect de l'individu, il raconte l'histoire des gens en exil. Et il garde le sentiment de mélancolie brillamment intact.

Helmut: "Le facilité avec laquelle les gens - souvent artistes et intellectuels - furent interdits aux endroits peu accueillants autrefois, laisse des cicatrices sur l'âme des Russes. Néanmoins, la plupart des exclus sont demeurés loyaux à leurs idéals. Par exemple, Sergueï Volkonski (1788-1865), qui fut déporté en Sibérie durant la révolution supprimée des Décabristes (1826), et qui revint avec fierté après 30 années d'exil. Son entêtement devient une source d'inspiration après quoi Tolstoï suit l'exemple de Nikolaj Bolkonski dans son chef-d'oeuvre, "Guerre et Paix". C'est aussi mon inspiration en écrivant les paroles de "Far East Of The Sun". Dans ce texte, je chante comment l'on peut capturer des gens, mais jamais leurs esprits. Et le passé d'une personne devient légendaire lorsqu'elle est coupée de ses racines. Ce qui explique ma phrase "absence made my heart grow fonder" - "l'absence a fait croître plus d'affection dans mon coeur"."

Ej Ukhnem
Helmut Lotti & Wim Bohets

Tel l'évolution du Choeur Russe dans "Ej Ukhnem", vous voyez les forestiers tirer leurs troncs d'arbres avec une force collective et des biceps de fer. Un, deux, trois, yès! Ou les "Les Haleurs de La Volga" sur le chemin de halage traînant leur bateau. Un, deux, trois, yès! La sueur perlant de leurs fronts, torse nu et chaque muscle tendu. Un, deux, trois, yès!  Seul un artiste véritable pourrait peindre leur portrait. Aux environs de 1870, Ilya Repine les peint en plein travail avec toute la compréhension de leur souffrance. En cette même année, Alexandre Borodine transforme cette vieille chanson folklorique en un captivant duo de piano.

Helmut: "Lorsque j'ai entendu ces arrangements filmiques grandioses, combinés à la performance vocale imposante, j'ai immédiatement imaginé le dur travail d'un grand groupe de gens. Leur labeur et leur sueur. Leur union et leur détermination. Et ces Choeurs Russes... purs frissons! L'intensité qu'ils apportent dans les mélodies slaves comme celle-là, est aussi forte et impressionnante qu'une douzaine de Mario Lanza."

Kalinka
Helmut Lotti & Wim Bohets

Helmut est toujours attaché à "Kalinka". Cette chanson est un des premiers "Classics" qu'il a enregistré, tel que vous pouvez le retrouver sur "The Red Album". En plus d'être une des premières chansons traditionnelles annonçant le début de son conte de fées au succès international. Aujourd'hui, "Kalinka" n'est plus vraiment cette chanson classique que l'on chante en choeur. Helmut ramène cette chanson à ses racines, il la chante telle la chanson traditionnelle authentique de ce pays qui a pris une grande place dans son coeur. Il se surpasse au-delà du chanteur classique. Plus que tout, il est l'interprète d'émotions palpables, chantées dans un style unique.

Helmut: "La recherche de l'origine d'une chanson m'aide à exprimer des sentiments plus intenses et personnels pour cette même chanson. En ce qui a trait à "Kalinka", je crois que ce sont les violons qui la rendent plus folklorique. C'est ce que je voulais. Parce que "Kalinka" est une simple chanson d'un thème éternel et universel: l'amour. Le chanteur compare la fille qu'il aime à un petit genévrier. Parce qu'elle lui fait perdre la tête. Joyeux et charmant, il chante sa chanson avec l'espoir qu'elle lui ouvrira son coeur."

Two Guitars
Helmut Lotti & Wim Bohets

Helmut touche une corde sensible. Littéralement. Deux guitares entament une lamentation, un lointain appel des temps plus heureux. L'homme qui écoute cette invitation aux émotions, ce débordement de larmes et cette chanson pleine de vie, se réfugie confortablement dans ce nid de tristesse que l'on peut entendre. C'est le thème de "Les Deux Guitares" par Charles Aznavour, tel qu'interprété par Helmut Lotti. Majestueusement, il guide l'auditeur, dirigé par les pleurs des instruments. Laissez-vous plonger dans l'extrême profondeur inconnue des émotions.

Helmut: "La tristesse peut être belle. Concentrez-vous un moment et donnez libre cour à vos larmes, c'est si simple. Mais ce qui semble si simple, ne l'est certainement pas. Mais j'ai l'impression que de telles chansons proviennent du plus profond de mon âme. Le sentiment que c'est juste. Que cette chanson fait partie de moi et que moi je fais partie de la chanson! Parce que la tristesse fait partie de la vie. Chaque larme nous rend plus humain."

The Legend Of The 12 Robbers
Helmut Lotti & Peter Orloff

Douze voleurs vont d'un village à l'autre. Commandés par leur chef Kudijar, ils saisissent non seulement de l'argent et des bijoux mais aussi les femmes les plus belles. Jusqu'à ce qu¹un matin, Kudijar se réveille au côté d'une jeune fille récemment capturée et voit l'amulette qu'elle porte autour de son cou. Il réalise à ce moment qu'il a passé la nuit avec sa propre fille, le fruit d'un ancien amour passionné. Kudijar est stupéfié et se repent. Il se retire dans un monastère et depuis ce jour, il mène une vie de pénitence. Le caractère profondément dramatique et mélancolique de cette histoire, d'abord enregistrée par le poète Nikolaï Nekrassov, est l'une des histoires typiques russes traditionnelles. L'interprétation du choeur ­ accompagnant l'histoire de Kudijar ­ évoque l'image de ce dur voleur qui chante son chagrin au travers la plaine.

Helmut: "Lors des enregistrements de "From Russia With Love", les membres du choeur russe et moi bavardions autour d'un repas. Ensemble, nous avons évoqué la musique russe. Et soudain c'était le Moment, le moment avec un grand M. Spontanément, l'un d'eux commença à chanter "The Legend of The 12 Robbers". Et une chanson à cappella est née, une chanson qui ne pourra jamais être oubliée. En Russie, cette chanson et cette légende sont connues de tout le monde dans leur propre version. C'est avec fierté que j'ajoute ma version."

Hold Me Once More
Helmut Lotti & Wim Bohets

Sur la musique de "Melody in F" par Anton Rubinstein (1829-1894), Helmut Lotti écrit des paroles saisissantes pour décrire une peine de coeur à cause d'un amour interdit : 'Enlace-moi encore une fois, je t'en prie, essaye de comprendre, nous n'avons pas d'avenir ensemble, laisse-moi retourner là d'où je viens.'
Rubinstein, le compositeur classique, connaît probablement cette sensation. Né et élevé en Russie, il rencontre Chopin et Liszt à Paris, il était favorablement prêt à aller à l'Ecole de Berlin, mais en 1862, il trouva le conservatoire de Saint-Pétersbourg. Son frère Nikolaï fait la même chose à Moscou. Anton a dû faire face à la résistance des 'vrais russes' comme Borodine et comme Tchaïkovski, à cause de l'influence autrichienne-allemande. Néanmoins, Rubinstein, grâce à sa charmante mélodie "Melody in F", se taille une place dans l'histoire de la musique russe.

Helmut: "La musique russe englobe tous les aspects. On y trouve l'ancienne musique folklorique, mais aussi les morceaux classiques inspirés par l'occident telle cette composition par Anton Rubinstein. Elle montre ce que les maîtres russes étaient capables de faire et ce que la musique russe peut ajouter à notre propre répertoire européen classique."

Dorogoj Dlinnoju
Helmut Lotti & Wim Bohets

Les balalaïkas sont comme les petites brindilles dans les bois des violons. Des gouttes de cristal dans la grande cascade. Plusieurs seront surpris de découvrir qu'à l'origine, c'est une chanson russe. Qui n'a pas dansé au son de la chanson "Those Were the Days"? Même Paul McCartney connaît cette chanson de cette façon. Gene Raskin l'a traduite en 1963 et a marqué un premier petit succès. Mais en 1968, le Beatle en question transmet cette même version anglaise à la chanteuse Mary Hopkin qui en fait un énorme succès, utilisant l'étiquette Apple-Record des Fab-Four.

Helmut: "Ceci est, selon la tradition russe, une chanson troïka que l'on chante lors des promenades en traîneau et des nuits polaires. Elle reflète l'image d'un homme qui songe à un amour perdu. Il songe à cette triste perte et aspire à un nouvel avenir. C'est exactement cette croisée des chemins, cette dualité, qui me fascine tellement."

Dream Away
Helmut Lotti & Wim Bohets

Contrairement à Pjotr Tchaïkovski, Alexandre Borodine (1833-1887) qui est de la même génération, n¹était pas très populaire à la cour. Le tsar Alexandre III pense que ses compositions sont trop russes. Ceci est facile à expliquer, car Borodine, comme Moesorgski et comme Rimski-Korsakov, appartient à l'Ecole russe. Néanmoins, ce musicien doué interprète 'sa' Russie à sa façon. Inspiré par des influences orientales, il la décrit comme étant un empire à la recherche de soi. Par exemple dans l'opéra "Le Prince Igor" ­ et plus précisément dans les danses Polovtsiennes ­ Borodine se base sur des mélodies tsjuvasian, basjkirish, hongroises, algériennes, tunisiennes et arabes. Cette chanson, présentée dans le second acte de l'opéra, fut complétée par Rimski-Korsakov et Glazounov après la mort de Borodine en 1888. Cette chanson apparaît dans la comédie musicale de Broadway "Kismet" avec le titre "Stranger in Paradise" en 1953.
Ensuite, elle devient un succès à vie grâce à des artistes comme Tony Bennett (1954), Bing Crosby (1955) et José Carreras (1996). Ce dernier l'a interprétée sous le titre "My Own Little Miracle".

Helmut: "Dans "Le Prince Igor" les femmes esclaves de cette danse polovtsienne rêvent d'une meilleure vie et d'une issue pour retrouver leur patrie, où il fait toujours chaud et où les roses s'épanouissent. J'ai gardé ce thème dans ma version anglaise. "Dream Away" est l'histoire des gens qui sont où ils ne voudraient pas être, et qui rêve d'un monde inaccessible. Dans ce contexte, mon dernier couplet ­ "dream away, for your dream is your destiny", rêvez, car votre rêve est votre destinée ­ est très ambigu, une belle fin, une fin prometteuse."

Lutshje Bulo
Helmut Lotti & Wim Bohets

Gritsu assiste à une fête malgré qu'on lui ait conseillé de ne pas y aller à cause de trop de tentations. Il aurait dû écouter ce conseil, parce qu¹il tomba amoureux de la plus belle fille du bal. Jusqu'au lendemain, lorsque la réalité le frappe, et qu'il la voit avec un regard complètement différent. Il regrette son étourderie et se demande comment il peut rompre avec elle.

Helmut: "Cette chanson vient de l'Ukraine, qui politiquement n'appartient plus à la fédération russe sur la carte actuelle du monde. Mais l'Ukraine était autrefois une partie importante de l'empire russe historique, et ceci est exprimé dans la musique. Il semble que "Lutshje Bulo" reflète sans aucun doute cette âme russe".

Moscow Nights
Mikhail L. Matusovky & Vasilii Solovev-Sedoy

Cette chanson, parfois aussi connue comme "Midnight in Moscow" ou "Podmoskovniye Vetchera", décrit une inoubliable nuit enchantée. La seule nuit qu¹un couple amoureux peut s'offrir, baignant dans la romance et prévoyant la nostalgie. Ils sont totalement épris et chérissent ce moment intime ensemble.

Helmut: "Une chanson qui se prête au klezmer et à l'approche bohémienne, mais qui est aussi parfait à un arrangement symphonique. En bref, je pourrais faire n'importe quoi avec cette chanson. J'ai opté pour une adaptation légèrement folklorique mais symphonique. Une pure romance et  une fragile atmosphère, résonnée par le son des violons et de guitare acoustique. Comme ces nuits exceptionnelles qui peuvent être romantiques et fragiles."

Poljushko Polje
Viktor M. Gusev, Lev K. Knipper & Helmut Lotti

Pour les jeunes filles, les adieux sont pénibles quand l'être aimé doit partir pour l'armée. Parce que l'armée, peu importe si l'on est bien équipé ou pas, elle confronte toujours un ennemi qui ne montre pas de pitié. Helmut Lotti parcourt un terrain dangereux avec "Poljushko Polje", car il ne faut pas oublier la récente histoire de la Russie. La chanson originale date des années trente. Une chanson de soldats, une chanson de l'Armée Rouge, qui a développé un goût amer dans l'histoire depuis la Deuxième Guerre mondiale et ensuite la Guerre Froide.
Mais comme la tradition folklorique des Cosaques est omniprésente dans l'histoire musicale russe, Helmut la chante de tout son coeur.

Helmut: "La Guerre, malheureusement, est de tous temps et toutes nations, tel que l'histoire nous la raconte. Même si la guerre est futile et inutile. Je me demande souvent pourquoi des gens ne peuvent-ils pas simplement vivre dans la paix et l'harmonie."

Otschi Tschornije
Helmut Lotti & Wim Bohets

"Otschi Tschornije" raconte l'histoire d¹une fille aux yeux noirs pétillants qui d'un seul regard, fait perdre la tête à un homme. Et comment cet homme qui l¹adore au début, la maudit à la fin. Il y a d'innombrables variétés sur ce thème. Il y a un demi-siècle, Tom Dorsey en a créé une sans paroles et a appelé cette version instrumentale "Dark Eyes". Il est certain que tous les albums avec un aperçu général du répertoire russe classique retiennent cette chanson dans leur sélection finale. Helmut Lotti devait faire un choix: Est-ce qu'il copierait la version "Otschi Tschornije" telle que sur son album "Helmut Lotti goes Classic II" ou ferait-il une version plus profonde inspirée par l'origine de cette très vieille histoire? Sans aucun doute, il a opté pour le dernier.

Helmut: "Les yeux mystérieux tels que de sombres pierres précieuses, cela doit être une femme dangereuse. Il semble évident que ceci est une chanson de bohémien, imprégnée du sang de nomade. Mais ce n'est pas le cas. "Otschi Tschornije" est une simple chanson d'amour russe. Avec une telle profondeur lyrique et dramatique, un interprète ne peut rien y faire."

Russian National Hymn
Sergey Vladimirovich Mikhalkov & Alexander V. Alexandrov

Interprété pour la première fois le premier janvier 1944, l'hymne officiel de l'Union soviétique fut créé à la demande explicite et personnelle de Joseph Staline. A ce moment-là ­ en 1942 ­ Alexandre Alexandrov est le chef d'Orchestre de l'Armée Rouge. Il écrit un hymne qui survit à la chute de l'empire. Bien que le président Eltsine veuille réintroduire un hymne tsariste, le président actuel Vladimir Poutine déclare l'ancienne version comme Hymne National, avec quelques adaptations poste-soviétiques des paroles.

Helmut: "Lorsque j'étais enfant, je regardais avec émerveillement la cérémonie de remise des médailles aux Jeux Olympiques. Il semblait que la Russie gagnait tout. Pour cette raison, j'entendais souvent leur hymne. Et plus j'entends l'hymne, plus de médailles sont gagnées à mon avis. Parce que leur hymne national m'a toujours donné des frissons et chaque fois je haussais le volume de la télévision. Le fait de pouvoir chanter cet hymne est un honneur immense et indescriptible pour moi."